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Anthropic connecte Claude aux robots de laboratoire et confie les commandes à 10 000 scientifiques

Pour $15 par mois, un nouveau protocole matériel permet à Claude de pipeter physiquement des liquides et d'activer des lasers. Mais la véritable puissance reste verrouillée derrière les barrières gouvernementales.

Par The Specialty News DeskÉdité par 4 min read
Anthropic connecte Claude aux robots de laboratoire et confie les commandes à 10 000 scientifiques
Photo: aol.com

Sur une paillasse de biologie, un bras robotisé saisit une pipette, prélève une quantité précise de liquide et la transfère dans une microplaque, le tout contrôlé par un grand modèle de langage. Hier, Anthropic a annoncé subventionner massivement les comptes Claude pour 10 000 scientifiques, offrant des accès standards gratuits et des accès premium pour une fraction des tarifs entreprises. Mais la véritable histoire réside dans ce que ces chercheurs peuvent désormais en faire. L'IA passe officiellement de la rédaction d'hypothèses sur un écran à l'exécution physique d'expériences en laboratoire.

Le cheval de Troie à $15

Le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, souhaite intégrer Claude au cœur des sciences dures, démarquant ainsi son entreprise des concurrents lancés dans la course aux chatbots grand public. Pour y parvenir, la société offre pratiquement ses outils scientifiques les plus puissants. Les laboratoires universitaires fonctionnent avec des budgets notoirement serrés, ce qui faisait de la biologie computationnelle avancée le domaine exclusif de géants de la R&D privée très bien financés.

En abaissant le prix de l'abonnement premium à $180 par an, Anthropic transforme l'automatisation par l'IA, d'ordinaire très gourmande en capital, en un abonnement extrêmement abordable. Eric Kauderer-Abrams, directeur des sciences de la vie chez Anthropic, a orchestré cette offensive. Il a rejoint l'entreprise après le rachat de sa start-up de 10 mois pour $400 million, spécifiquement pour faire de Claude le système d'exploitation par défaut de la recherche biologique mondiale.

Mais offrir aux scientifiques un accès bon marché à la génération de texte n'était pas l'objectif final. Anthropic avait besoin d'une masse critique de chercheurs pour tester un lancement parallèle et discret : le Model Hardware Standard (MHS).

Le pilote universel

Le pilote universel
Photo: indianexpress.com

Jusqu'à présent, automatiser un laboratoire était un exercice de pure frustration. Un microscope d'un fabricant et un bras robotisé d'un autre nécessitaient des semaines de scripts personnalisés pour simplement communiquer entre eux. Les chercheurs du HHMI Janelia Research Campus et de Genentech ont passé un temps infini à écrire du code d'intégration avant de solliciter Anthropic pour trouver une meilleure solution.

La solution est le MHS, qui fait office de clé USB universelle pour les équipements de laboratoire physiques. Il utilise des primitives de base de lecture et d'écriture (« read » et « write »), ce qui signifie que les machines peuvent simplement indiquer à l'IA ce qu'elles mesurent et quelles sont leurs limites de sécurité.

Le MHS permet aux agents d'IA de faire fonctionner en parallèle plusieurs instruments de laboratoire et de fabrication, tels que des microscopes, des manipulateurs de liquides et des bras robotisés.Anthropic

Cela réduit fondamentalement le délai entre la formulation d'une hypothèse par un chercheur et son test physique par une machine. Mais placer l'IA aux commandes d'équipements de laboratoire dangereux se heurte immédiatement à la réalité.

Claude Controls Physical Lab Robots

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